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Essai du Ducati Monster 821

A l’occasion de la douloureuse révision de mon Monster 1100 Evo    (le cout de l’entretien Ducati n’est pas une légende même si les choses s’arrangent justement un peu sur les 821 avec une vidange à 15Kkm au lieu de 12, le jeu aux soupapes à 30kkm au lieu de 12 et les courroies tous les 5 ans au lieu de 2) , mon concessionnaire m’a prêté un Monster 821. Elle est en short liste avec le Scrambler pour  la prochaine.

Vendue 10800€ en rouge, un peu moins en noir, on retrouve le Safety pack (Abs et Traction Control) dans une version plus évoluée de ce que je connaissais déjà sur le 1100. Niveau moteur on a face à nous un bicylindres mid-size à 4 soupapes et refroidissement par eau. Il est doté d’une transmission plutôt courte avec une vitesse de 100km/h à 4000 tours en 6. Sur l’Evo en pignon de 14 on est à 115km/h au même régime. Donné sur le papier pour des valeurs proches du 1100 il présente en fait un caractère très différent, avec une moto qui marche dans les tours.  Si les performances globales sont là, il faut aller les chercher, et on perd le côté immédiat avec tout en bas des moteurs à air 2 soupapes, si agréable au quotidien.

Avec la baisse de tarif (12000€ pour l’Evo en son temps), c’est également une baisse de prestations sur l’équipement. Certes le compteur est agréables, avec des infos en plus comme un deuxieme trip si pratique pour le suivi de l’entretien de la chaine, la temperature d’air pour être sûr que l’on a réellement froid, et surtout les infos de conso moyennes et instantanées, pour se rassurer avec les raisonnables 6L/100 (mais toujours pas de jauge ni d’indicateur de rapport engagé, certes dispensables mais très répandus chez la concurrence) et la finition plutôt flatteuse (si l’on fait abstraction des embouts de pieds de chaise qui bouchent le cadre). La selle devient réglable en hauteur et plus confortable en ne vous plaquant plus les parties contre le réservoir. Mais au revoir maîtres cylindres radiaux, réglages de fourches et d’amortisseurs.

Ça freine, et ça tient la route, donc aucune récrimination  en réalité, sauf à faire de la piste à outrance, et dans ce cas on ne se dirige de toute façon pas vers ce genre de produit. Mais c’est une petite perte qui fait mal quand on compare à la concurrence, on pense en particulier à une anglaise dont le moteur est dépourvu de caractère (ça ne veut pas dire qu’il ne marche pas, juste que la courbe de couple est aussi plate que Keira Knightley), la street triple R, vendue 1800€ moins cher (prix catalogue, car je vous souhaite bien du courage pour obtenir 5% chez les grands bretons alors que pour les italiens ça se trouve largement en cherchant un peu).

Reste le bruit, grand point fort de Ducati, et qui rend inutile l’achat d’un quelconque échappement Akragnoni. Très puissant au ralenti, il accompagne parfaitement la moto, avec les crépitements que l’on aime bien. A se demander si il y a des sonomètres en Italie.

Finalement, je ne serais pas malheureux sur un 821, mais je n’y trouverais rien de plus que sur mon 1100 Evo, et une fois que l’on a goûté au gros couple à bas régime il est difficile d’en revenir, sauf à changer complétement de style de monture, ce qui risque de se produire avec l’arrivée du Scrambler.

 

Ducati Monster 821

Ducati Monster 821

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http://www.ducati.fr/motos/monster/monster_821/index.do